S’il y a bien une expression que tous les francophones ne partagent pas, c’est le fameux du coup hexagonal. Largement utilisée à l’oral, cette locution sème la confusion lors de sa transcription à l’écrit.
Du coup ou ducoup
Du coup, t’as fait quoi ?
Ils n’avaient plus le temps, du coup, ils n’y sont pas allés.
La crise climatique devient du coup un enjeu politique.
Adverbe, connecteur logique ou élément discursif, du coup, en deux mots, est loin d’être un simple marqueur identitaire dont les Français ne peuvent se défaire. Du coup, rien de tel que la linguistique pour expliquer le tout !
Avis à tous ceux qui pensent que du coup est une erreur…Nombreux sont les soi-disant experts de la langue qui considèrent que du coup est un affront à la langue française, entre la faute de goût et le tic de langage.
Ces mêmes experts conseillent de remplacer du coup par des synonymes, tels que de ce fait, à la suite de quoi, en conséquence de quoi, etc.
Le problème, c’est que du coup n’est pas toujours un adverbe. Du coup est grammaticalement inclassable et, du coup, les grammairiens ne l’aiment pas.
L’orthographe du français, loin d’être transparente, donne lieu à des particularités phonétiques et graphiques pour le moins étranges et alambiquées.
C’est le cas du trio au fait,(être) au fait de et (être) au faite de.
Au faite ou au fait
Au fait de = au courant de, préposition prononcée « ofè » [ofɛ]
Il n’est pas très au fait des dernières tendances vestimentaires.
Au faite de = au summum de, préposition prononcée « ofèt » [ofɛt]
Cette actrice est décédée au faite de sa carrière.
Au fait = à propos, locution adverbiale prononcée « ofèt » [ofɛt]
Au fait, est-ce que tu as de ses nouvelles ?
Préposition ou locution adverbiale, les formes au fait de et au fait se prononcent différemment parce qu’elles ne partagent pas le même sens.
De fait, dans la préposition, le « t » se tait. Et si vous n’êtes pas très au fait de cette règle, l’explication ci-dessous s’invite à la fête pour rétablir les faits…
Avis à ceux qui vont droit au fait…Dès la fin du XVIIe siècle, les grammairiens du français classique, souhaitant « épurer » la langue, en fixent l’orthographe.
Si l’on doit ce haut fait à une certaine confusion entre beauté et complexité, les outils QuillBot — que ce soit le correcteur orthographique, le chat IA, le reformulateur de textes, ou même celui qui les résume et les humanise — restent eux insensibles au charme des lettres muettes et sans pitié contre les erreurs faites.
Une langue n’a pas besoin d’être complexe ou esthétique pour exister. Elle a simplement besoin de locuteurs. Plus une orthographe est facile, plus elle est démocratique, et plus le nombre de ses locuteurs augmente. C’est un fait, mathématique qui plus est…
Je travaille ou je travailJe travaille sur ce projet depuis longtemps.
Que je travaille ou non ne change rien à ma façon de vivre.
Je travail
Comme d’autres verbes similaires à un nom commun, le verbetravailler offre, à l’oral, une forme identique au substantiftravail.
Homophones, mais non homographes, les formes travail et travaille s’emploient pleinement à compliquer la vie des francophones : un vrai travail à plein temps !
Avis à tous ceux qui n’ont pas le souci du « détaille »…Si les noms conseil et réveil présentent, dans leur famille de mots, les formes conseiller et réveiller, les noms détail et travail cohabitent eux avec les verbes détailler et travailler.
En réponse à merci, la plupart des francophones répondent de rien. Cette locution s’écrit toujours en deux mots.
De rien ou derien— Merci pour ton aide la semaine dernière.
— De rien, ce n’est jamais agréable ce genre de déménagement.
— Merci, infiniment.
— De rien, vraiment.
À l’image de bien sûr ou de en fait, les locutions courantes de l’oral font l’objet de quelques hésitations graphiques lorsque vient le temps de les écrire.
Largement utilisé en contexte informel, ce de rien en deux mots hérisse tout de même le poil de certaines oreilles. Rien de tel que la linguistique pour éviter de se formaliser formellement de la forme et rétablir un fond de vérité.
Avis à tous ceux qui pensent que le luxe, c’est l’espace…Si vous n’êtes pas adeptes des espaces, sachez qu’elles sont toujours féminines en typographie et souvent insécables en français.
Fine, moyenne ou forte, l’espace typographique est avant tout physique. À l’époque des presses d’imprimerie, une tige métallique était insérée entre les caractères de plomb pour séparer les groupes de lettres. Formant ainsi des mots, l’espace est un caractère à part entière, et non un simple blanc, vide de contenu et de sens. C’estmêmetoutlecontraire !
De rien : réponse situationnelle
En français, la locution de rien se compose de la prépositionde et de l’adverberien. Idiomatique par essence, elle possède une signification particulière, qui ne peut être déduite de la somme sémantique de ses deux mots.
Cet assemblage particulier forme une expression qui ne s’utilise que dans une seule situation : après un remerciement. En répondant de rien, le locuteur remercié accuse réception du remerciement et, surtout, maintient la symétrie de l’interaction.
De rien est donc une réponse situationnelle pour rééquilibrer l’échange. Parfois confondue avec une interjection, cette locution n’a rien d’émotionnel, bien au contraire. Elle participe à la conclusion de l’interaction, ainsi qu’à sa poursuite, en annulant le déficit interactif engendré par le remerciement.
Le saviez-vous ?Au Québec, sous l’influence de l’anglais, le mot bienvenue est utilisé en lieu et place de la locution de rien, soit après un remerciement.
Si un Québécois vous souhaite la bienvenue, remerciez-le, évidemment. Évitez toutefois de le remercier à nouveau s’il vous dit bienvenue en réponse à votre merci, au risque de ne jamais conclure l’échange…
De plus, certains linguistes considèrent que de rienminimise l’effort fourni. La locution véhiculerait de façon implicite l’idée que le service rendu est considéré comme mineur ou normal.
Ainsi, en contexte informel, les locutions pas de souci, aucun problème ou il n’y a pas de quoi peuvent s’avérer synonymes, puisqu’elles atténuent également la nécessité du remerciement.
Toutefois, leur longueur est préjudiciable à l’oral. La locution de rien reste nettement plus courte à prononcer et surtout plus neutre que les autres formes, généralement réduites en contexte familier (pas de quoi, no soucy, etc.).
En contexte formel, avec plaisir ou je vous prie maintiennent l’équilibre de l’échange, en y apportant un aspect volontairement positif. Parfois excessives, ces formules enjouées sont attendues socialement, mais non obligatoires à l’interaction.
Autrement dit, dire de rien, et l’écrire en deux mots, est un acte de langage attendu et tout à fait convenable en situation informelle comme en situation formelle, notamment lorsque celle-ci ne nécessite pas une démonstration excessive de politesse.
Ce faisant, le locuteur accepte les remerciements de son interlocuteur, minimise la valeur de son geste et efface la domination symbolique d’un échange langagier inégal.
En français, l’élision de la conjonction de subordination si est obligatoire devant il et ils.
S’il ou si il ?
S’il pleut, le spectacle aura lieu à l’intérieur.
S’il avait accepté notre proposition, on n’en serait pas là.
S’ils viennent tous, il n’y aura jamais assez de places assises.
Toutefois, contrairement aux autres phénomènes d’élision, cette dernière est unique et inédite : unique parce qu’elle n’a pas lieu devant toutes les voyelles ou autres lettres muettes, et inédite parce qu’elle ne concerne pas tous les si.
L’élision du si en français — et sa nécessité, s’il en est — mérite une explication relativement théorique, résolument pragmatique et nécessairement linguistique.
Avis à ceux que « si il » ne fait pas frémir d’un cil…Quoi qu’en disent les grammairiens, l’élision de si devant il n’est pas si facile…
À l’oral, les locuteurs natifs ne la font pas toujours, bien au contraire. Ils ont même tendance à marquer clairement les deux syllabes, en faisant une pause entre si et il.
Cette distinction syllabique n’est pas nouvelle : on la retrouve sous la plume des journalistes rapportant fidèlement les propos de leurs sources, ainsi que chez certains auteurs, à la recherche, dans leur dialogue, de l’authenticité d’une réelle conversation.
Toutefois, en prétendant que si il est une erreur, les grammairiens élident la réalité du français parlé. Si on les laissait faire, ils mettraient, avec leurs s’ils, le français en bouteille, et le tout au musée…
Au vu de ses résultats, il ne pourra pas défendre son titre cette année.
Il n’a rien d’original ce film, c’est du déjà-vu.
Au Japon, il est malvu de se moucher en public.
C’est du jamais vu dans le monde de l’art.
Elle partit ni vu ni connu, sans demander son reste.
Vu (préposition invariable)
Vu l’ambiance, on s’en va.
Vu que (conjonction invariable)
Vu qu’il est absent, la réunion n’aura pas lieu.
Mais les ennuis ne s’arrêtent pas là : la forme vu est aussi l’homophone du nom commun féminin vue, et les expressions où figure cette dernière sont légion.
Entre vu et vue, à première vue, c’est tout vu, mais vu la complexité du sujet, il y a de quoi ne plus y voir très clair…
Avis à tous ceux qui veulent en mettre plein la vue…L’aspect arbitraire et lacunaire de la grammaire française n’est ni une vue de l’esprit ni une question de point de vue.
Que vous soyez plutôt du genre à écrire à vue ou à aligner des mots à perte de vue, sachez tout de même qu’il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir…
Entre les formes j’essaie ou j’essaye, il est inutile de tergiverser : les deux graphies sont correctes au présent de l’indicatif. Toutefois, ce choix graphique ne s’applique pas à toutes les personnes du présent.
J’essaye ou j’essaie : les deux !
J’essaie/essaye ;
Tu essaies/essayes ;
Elle essaie/essaye ;
Ils essaient/essayent ;
MAIS
Nous essayons ;
vous essayez.
Cette alternance existe aussi au mode impératif (essaie/essaye) et au mode subjonctif (que j’essaie/essaye), mais n’est pas systématique.
Si l’on peut essayer d’expliquer ce phénomène, il est bien difficile d’en déterminer l’origine… Et ce n’est pas faute d’avoir essayé !
Avis à tous ceux qui essayent ou essaient surtout de ne pas se tromper…Vous hésitez toujours devant j’essaie ou j’essaye ? Il est grand temps de mettre les outils QuillBot à l’essai !
En français, les formes quoi que et quoique sont deux subordonnants, qui lient une proposition principale à une proposition subordonnée ou à un groupe de mots.
Quoique, en un mot, introduit une subordonnée d’opposition (ou de concession), comme les conjonctions de subordinationbien que ou même si.
Quoi que, en deux mots, peut se remplacer par qu’elle que soit la chose que.
Quoi que ou quoique
Quoique = bien que ou même si (opposition)
Elle est heureuse quoiqu’on ne sache jamais où elle est.
= bien qu’on ne sache jamais où elle est
Elle est heureuse quoiqu’il lui arrive de broyer du noir.
= même s’il lui arrive de broyer du noir
Quoi que = quelle que soit la chose que
Quoi qu’elle fasse, elle est heureuse.
= quelle que soit la chose qu’elle fasse
Elle est heureuse quoi que vous en pensiez.
= quelle que soit la chose que vous pensiez
L’élision de ces formes devant une voyelle ou un « h » dit muet n’est pas toujours obligatoire. Et si les deux formes requièrent le subjonctif, seule la conjonction quoique tolère l’indicatif.
Quoi qu’il advienne, les formes quoi que ou quoique restent une des difficultés majeures de la langue française, quoique l’explication ci-dessous soit l’exception qui simplifie la règle…
Avis à tous ceux qui ne sauraient écrire quoi que ce soit…La grammaire du français a ses raisons que la raison ignore… l’emploi de l’indicatif ou du subjonctif après quoique procède du même raisonnement : une application subjective, sans rime ni raison.
Heureusement, les outils QuillBot, le correcteur orthographique et le reformulateur de texte, corrigeront votre prose, quoi qu’il en soit. Et si le chat IA ne vous donne pas toujours raison, il ne vous reprochera jamais quoi que ce soit.
Homophones sur le fond et quasi homographes sur la forme, les formes quoi que et quoique ont, quoi qu’en disent les grammairiens, de quoi laisser coi…
À la fois substantif, adjectif, adverbe et déterminant, le mot pareil n’a pas son pareil pour piéger les francophones. Ces différentes graphies dépendent de son rôle syntaxique dans la phrase et de son genre grammatical.
Pareille ou pareil ?Pareil au masculin
Nom commun masculin :
Elle n’a pas son pareil pour vous inspirer.
Bonnet blanc, blanc bonnet : c’est du pareil au même.
Adjectif masculin :
Ils sont pareils : tel père tel fils.
Son humour est sans pareil.
Déterminant masculin :
Dans pareils cas, des mesures drastiques s’imposent.
Pareille au féminin
Nom commun féminin :
Je te rendrai la pareille, promis !
Adjectif féminin :
Sa détermination est sans pareille.
J’ai rarement lu une bêtise pareille.
Déterminant féminin :
Pareille occasion ne se reproduira pas de si tôt.
Si pareil est la forme masculine et pareille, la forme féminine, il n’en reste pas moins que le choix et l’accord de ces formes est d’une complexité sans pareille.
Et si pareil et pareille « sonnent » exactement pareil, il sera impossible de les confondre après une explication pareille…
Avis à ceux qui n’ont pas leur pareil pour se tromper…Dans bon nombre d’occasions, l’utilisation de synonymes en lieu et place de pareil permet d’éviter judicieusement les pièges sans pareil de la grammaire française.
Dur, dur… le français et ses règles compliquées ! Dans le cas du mot dur, ce n’est pas, pour une fois, d’obscures règles grammaticales qui en compliquent l’usage, mais plutôt son appartenance à différentes classes grammaticales.
Dure ou dur
Dur : adjectif masculin singulier
Notre nouveau matelas est beaucoup trop dur.
L’examen de passage est tellement dur que personne ne le tente.
Son regard dur trahissait sa pensée.
Dur : nom commun masculin singulier
Les murs sont en dur, mais le toit est en feuilles de palmier.
C’est un dur à cuire, il s’en remettra.
Tu devrais parler plus fort, il est un peu dur d’oreille.
Dur : adverbe invariable
Le soleil tape dur en été.
Quelle frustration : elle a travaillé tellement dur pour en arriver là !
Dure : adjectif féminin singulier
Sa peau, dure et rugueuse, révélait des origines modestes.
Elle est dure en affaires, et j’aime ça !
Dure : nom commun féminin singulier
Ils ont été élevés à la dure.
Cette athlète est une vraie dure !
Nom commun, adverbe ou adjectif, le mot dur et ses trois petites lettres mènent la vie dure aux francophones.
Le seul moyen de ne plus se tromper reste de comprendre les rôles syntaxiques et grammaticaux de chacune de ses formes. L’explication ci-dessous devrait enfin vous permettre de jouer les durs, surtout si vous êtes un peu durs… de la feuille !
Avis à tous ceux qui ont la tête dure…Vous ne disposez pas suffisamment d’espace sur votre disque dur pour retenir les multiples règles et exceptions de la grammaire française ?
Avec l’IA, vous n’avez plus besoin de travailler si dur, alors laissez-la vous aider à faire un pied de nez à tous ceux qui ont la dent dure… et la critique facile !
Le correcteur d’orthographe gratuit de QuillBot vérifie votre grammaire, votre ponctuation et votre orthographe et vous aide à améliorer votre écriture.
Utilisez-le pour peaufiner vos rapports, vos essais, vos e-mails et bien d'autres documents, afin de toujours donner le meilleur de vous-même.